Publié par : jean-pascal | mars 22, 2011

Publié par : jean-pascal | août 3, 2010

Manu Grimonprez

PÊCHE SPORTIVE DU BAR DEPUIS LE LITTORAL

Manu Grimonprez

Moniteur-Guide de Pêche (Diplômé Jeunesse et Sport)

Carte professionnelle n° 03508ED0183
N° Siret 511 522 526 00017
Code APE : 8551Z

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Dans le cadre magnifique et préservé des caps d’Erquy et de Fréhel, venez découvrir, vous initier ou vous perfectionner dans cette quête passionnante qu’est la pêche du bar dans les brisants

Accompagné et guidé par un professionnel, spécialiste de cette activité, vous aborderez, en explorant le littoral, les différents aspects techniques de cette pêche:

  • Le matériel
  • Le choix des Leurres
  • Les montages, Maniements et animations des leurres actuels

Mais également:

  • La lecture et l’analyse du milieu
  • Le comportement du poisson, ses habitudes alimentaires
  • Le repérage et l’approche des postes

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Au delà de la seule quête du bar, ce poisson fantasque symbole des eaux côtières bretonne ; la pêche au lancer depuis le littoral est un moyen ludique, original et parfois physique de découvrir et s’immerger de façon unique dans l’environnement remarquable du littoral Breton.
Actuelle et moderne cette approche de la pêche, en symbiose avec la nature, s’inscrit résolument dans une démarche écologique, respectueuse de l’environnement et responsable.

Préservons nos espaces de liberté!


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Publié par : jean-pascal | mars 19, 2011

BILAN 2010

PÊCHE DU BAR AUX LEURRES SUR LE LITTORAL BRETON
BILAN DE LA SAISON 2010 – SECTEUR D’ERQUY/CAP FREHEL

Si, sur l’ensemble de la saison, le nombre et la taille des poissons pris sont restés sensiblement les mêmes que l’an passé, les  conditions de pêche et le comportement des bars ont été bien différents cette année.
Après un hiver rigoureux, avec une eau encore froide, la saison à vraiment débutée mi-avril par la prise d’un «lunker» de 78 cm, une inauguration en fanfare!!!
Avril est resté irrégulier et il fallait encore éviter les vents froids d’est et de nord pour avoir du poisson à la côte mais de jolies prises étaient possibles lors des fenêtres favorables. A noter que les poissons pris étaient déjà bien gras pour la saison, la raison en étant sans doute la quantité phénoménale de lançons présents cette année.
L’eau froide nous a aussi permis de toucher quelques jolis Lieus (jusqu’à 1kg5 env) du bord sur des secteurs plus profonds où l’on pouvait  prospecter au shad, à la cuillère (casting jig) ou avec des longbills.
A partir de Mai, avec le réchauffement de l’eau, l’activité s’est intensifiée à la côte avec l’arrivée des maquereaux en grand nombre.
Les bars aussi étaient bien actifs et j’ai fait de belles pêches avec des poissons d’une taille moyenne de 55 cm et souvent des 60+.
Comme souvent en début de saison, l’eau sur le secteur d’Erquy est cristalline et le maitre mot en pêche du bord est DISCRETION.
Long bas de ligne ou corps de ligne en fluoro sont les bienvenus et je ne saurais trop insister sur la nécessité de se cacher le plus possible en se tenant en retrait du bord et/ou baissé.
Combien de pêcheurs fièrement plantés en haut du rocher dans leur ciré jaune canari, s’étonnent de ne rien prendre?
Paradoxalement, il semblerait que les pêcheurs en bateaux aient été plus à la peine pour toucher du bar en ce début de saison et les poissons qu’ils prenaient étaient souvent plus petits que ceux que je touchais à la côte.
A cette période la proie principale des poissons chasseurs est le lançon, il faut donc les chercher sur les spots qui concentre ce poisson fourrage (en n’oubliant surtout pas les plages que les pêcheurs aux leurres négligent trop souvent).
L’abondance de Lançons cette année a-t-elle rendue les bars moins réceptifs aux leurres souples principalement utilisés par les pêcheurs en bateaux ou bien les carnassiers étaient-ils plus actifs à la côte car il était plus facile pour eux de chasser dans peu d’eau?
Il est bien difficile d’émettre autre chose que des hypothèses.
Toujours est-il qu’il semble être des circonstances où la pêche du bord se révèle plus performante en termes de résultats que la pêche embarquée. J’ai ainsi eu l’occasion au cours du mois de Mai de faire jusqu’à 13 poissons (tous entre 50 et 65 cm) en une sortie du bord, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps.
Quand les bars n’étaient pas là, ou en attendant qu’ils arrivent, il y avait toujours moyen de s’amuser avec les maquereaux, présents en abondance, qui sont de valeureux combattants pour leur taille, très amusant à pêcher avec de petits leurres ou petits jigs sur matériel léger et sensible. Ils sont les partenaires idéaux pour faire découvrir cette pêche aux enfants. Bien entendu leur facilité de capture nous oblige à mesurer notre prélèvement et à remettre à l’eau (avec les mêmes égards qu’un bar) tous ceux qui peuvent l’être.
Les mêmes conditions se sont prolongées durant le mois de Juin avec, le réchauffement aidant, quelques belles sorties aux leurres de surface.
Les grosses chaleurs de début Juillet ont marqué un arrêt net de l’activité des poissons et le début d’une période estivale catastrophique en terme de pêche.
L’été n’a jamais eu la réputation d’une période faste pour la pêche du bar, la température élevée, une eau moins oxygénée, la luminosité souvent importante et surtout, pour nous pêcheurs du bord, l’activité nautique importante, rendent les poissons apathiques ou méfiants.
Il y a cependant, en général, moyen de faire des pêches correctes le matin très tôt ou à la tombée de la nuit.
C’est aussi la période où je suis le plus sollicité comme guide de  pêche.

En tant que guide je privilégie le plus souvent le soir pour des raisons de cohérence pédagogique car j’ai ainsi le temps, avant les moments les plus favorables (à la tombée du jour), d’affiner les aspects techniques avec les stagiaires. Le matin le temps de pêche favorable est très court, il faut être prêt à pêcher tout de suite, souvent dans la pénombre, ce qui rend les choses plus compliquées pour l’enseignement d’une technique et réserve ce moment du jour à
des pêcheurs déjà expérimentés. Il en va de même, à plus forte raison, pour la pêche  de nuit qui nécessite de savoir bien lancer et contrôler son leurre puisque l’on pratique en aveugle, aux sensations, sans parler des risques à se mouvoir dans les rochers dans le noir.
Déjà l’an passé la période estivale avait été plus difficile encore que d’habitude mais il était encore possible, en cas de disette, de sauver la partie en s’amusant avec les maquereaux où les chinchards.
Cette année même ces derniers n’étaient pas au rendez-vous et les bars eux, avaient complètement disparus, je n’ai jamais connu un tel désert sur mon secteur. Ce constat rejoint celui de nombreux autres pêcheurs et guides sur quasiment tout le littoral Breton (voir le bilan des guides dans le «Pêche en Mer» de Déc).
L’ effondrement de la ressource lié aux massacres effectués sur les frayères par les professionnels, mais aussi aux prélèvements excessifs de certains pêcheurs «de loisir» (qui ont une interprétation très large de la notion de consommation familiale) n’est certainement pas étranger à cet état de fait et il serait temps que des mesures sérieuses soient prises (comme en Irlande et aux USA) pour enrayer  cette catastrophe annoncée.
Il est probable cependant que des conditions météo particulières aient joué sur le comportement des poissons. Je ne me risquerais pas (n’en ayant pas les compétences) à avancer des hypothèses mais certains phénomènes inhabituels (par exemple la présence de Bonites en baie de Douarnenez cet été ou l’abondance de Cabillauds en baie de St Brieuc cet hiver) semblent aller dans ce sens. S’agit-il d’un phénomène passager ou cela se répètera-t-il dans le futur? C’est une autre inquiétude. Il devient difficile en effet d’exercer notre activité de guide si le poisson disparaît.

Mêmes les nombreux passages dépressionnaires n’ apportaient pas de regain majeur d’activité et hormis quelques rares journée en Aout où des pêches correctes ont été faites, l’été s’est déroulé dans la même désolation et je n’ai jamais été confronté à autant de bredouilles.
Le début de Septembre qui d’habitude marque le retour de l’activité, avec le début des premières chasses à la côte est resté tristement calme cette année et il a fallu attendre la seconde partie du mois pour recommencer à toucher un peu de poissons mais de façon encore très irrégulière. Le sprat était pourtant présent en nombre.
Les choses ont commencé à vraiment bouger début octobre et malgré un temps souvent exécrable (pluie et vent, mer agitée) qui rendait la pêche difficile, voire dangereuse (un pêcheur a disparu début Nov, emporté par la houle sur le secteur de Fréhel) nous avons eu une fin de saison riche en émotions avec beaucoup de très jolis poissons et plusieurs très gros (70+) dont certains, impossibles à brider ont occasionné des casses nettes dans les cailloux.
Nous avons eu affaire à des poissons en pleine forme, très teigneux et qui défendaient chèrement leur peau en livrant des combats  palpitants même sur des poissons moyens. Les conditions de mer (vent, houle ,fortes vague) rendaient l’issue encore plus incertaine sur les gros spécimens, d’autant plus que ceux ci se tenaient en général au ras du bord dans moins d’un mètre d’eau au milieu des têtes de roches. Dans ces circonstances, inutile de tergiverser, une tresse de 20Lb et un bas de ligne de fluoro 40 voire 45/100 sont nécessaires pour bagarrer le poisson sereinement et éviter de le voir partir avec le leurre dans la gueule. C’est aussi la meilleure garantie de pouvoir le relâcher dans les meilleures conditions,ces gros poissons étant tous des femelles déjà grainées à cette saison.
Compte tenu des conditions météo mais aussi des lieux de tenue des poissons il fallait cependant avoir une bonne maîtrise technique de ses leurres pour pouvoir les animer correctement et intéresser les bars. Il valait mieux aussi être suffisamment à l’aise dans les rochers pour s’y mouvoir par gros temps mais le jeu en valait la peine.

Un autre atout de la pêche du bord est de pouvoir sortir lors des dépressions alors que les bateaux sont consignés au mouillage et les bars souvent à la côte. J’insiste cependant sur la prudence nécessaire dans ces conditions, la mer est dangereuse et aucun «lunker» ne vaut de risquer sa vie.
La vague de froid et la neige fin Novembre ont interrompus l’activité pour quelques temps mais j’ai pu refaire deux sorties, lors d’accalmies les 4 et 10 Déc, qui m’ont rapporté chacune un 70+ pour finir l’année en beauté.
Au final une année riche de très bons moments avec des poissons d’une taille moyenne supérieure à l’an passé mais aussi des passages à vide de plus en plus inquiétants pour l’avenir et souvent des conditions de pêche difficiles nécessitant une bonne maitrise technique.

A BIENTÔT SUR LE LITTORAL POUR LA SAISON 2011


Publié par : jean-pascal | mars 18, 2011

TOP 10 LEURRES 2010

LES LEURRES DE LA SAISON

En ce qui me concerne cette année, 80% des bars pris l’ont été sur le même type de leurre, des minnows à petite bavette d’environ 10 cm.
D’avril à décembre ce sont les leurres qui ont été les plus payants et réguliers quelles que soient les conditions météo et, confrontés à d’autre leurres (souples notamment) ils faisaient régulièrement la différence.
Bien sûr, il s’agit de pêche du bord et les minnows à bavette y représentent toujours une part importante des leurres utilisés mais ils partagent généralement le podium avec d’autres types de leurres, durs ou souples, suivant les moments de l’année. Les leurres de surface par exemple, si efficaces l’an passé en fin de saison n’ont vraiment pas été payants cet automne: les poissons montaient dessus parfois 4 ou 5 fois et tapaient dedans sans les prendre.
De même les gros minnows, d’habitude plus sélectifs en fin de saison sont restés inefficaces.
J’ai tout de même pris et fait prendre des poissons sur des leurres différents notamment des shads sur tête plombée, des casting jigs et des leurres souples en texan weigthless (pour les bordures).
Si je devais établir un «top ten» des leurres utilisés cette année sur mon secteur, il serait le suivant:

-1: Saruna 110F (Smith) Ce petit minnow que j’ai redécouvert grâce à mon partenariat avec Smith s’est révélé une arme redoutable dans toutes les circonstances. Il ne trouve sa limite que par vent fort et mer agitée où son faible poids (14gr) le pénalise.

-2: FlashMinnow 110SP (LuckyCraft) Une fois de plus ce grand classique, qu’on ne présente plus, a fait la différence et, s’il m’a rapporté un peu moins de prises que le «Saruna», par mer musclée c’est lui qui prenait le relai.
A eux seuls ces deux leurres ont occasionné plus de la moitié des prises de l’année, ils figurent pourtant parmi les «vétérans» des poissons nageurs. Les autres leurres qui m’ont rapporté du poisson se situent tous loin derrière en nombre de prises, ce sont:

-3: Haluca 125S (Smith) Un minnow «slim» dont le profil et la nage fluide imitent à merveille le lançon.

-4: TideMinnow 90CD (Duo) Un leurre plus petit, silencieux et coulant qui, hélas, n’est plus disponible.

-5: ShadGT 110 (Delalande) un classique des leurres souple, très efficace dans les courants sur tête plombée de 12 à 20 gr.

-6: Zclaw (Zenith) Le seul leurre de surface qui m’ait assuré quelques poissons intéressants; toujours aussi redoutable.

-7: Sidus 120 (Molix) Ce «soft stickbait» très dense et solide reste mon préféré du genre par sa versatilité et son efficacité aussi bien du bord qu’en bateau.

-8: Hazedong magnum (Megabass) LE leurre souple pour un pêcheur du bord, monté en texan il permet d’explorer les postes les plus encombrés et de débusquer les poissons tapis dans les laminaires dans 60cm d’eau. Il se lance comme une balle et autorise toutes les animations.

Pour finir, deux modèles d’un leurre que je réutilise de plus en plus;
La cuillère, maintenant nommée «casting jig» et dont la variété et le nombre ont explosé récemment.

-9: Metal Forecast 28gr (Smith) Un leurre idéal pour prospecter les plages, atteindre les chasses lointaines ou pêcher creux les gros courants. Elle intéresse les jolis bars.

-10: Jugulo 20gr (Molix) une petite cuillère, plus légère et mieux adaptée aux secteurs moins profonds. Moins sélective mais elle intéresse de nombreuses espèces. Une bête de pêche!!

Publié par : jean-pascal | mars 17, 2011

BILAN ET PERSPECTIVES

BILAN ET PERSPECTIVES DES PRESTATIONS DE GUIDE

Fort de l’expérience acquise ces deux dernières années dans l’enseignement de la pêche aux leurres depuis le littoral, je veux ici partager quelques pistes de réflexion sur cette activité et mes préoccupations de guide. J’espère ainsi contribuer à orienter dans leurs choix ceux qui souhaitent pratiquer cette pêche (qu’ils fassent ou non appel à mes services).
Deux sujets me semblent particulièrement intéressants:

-1:Le choix de la bonne période
En tant que guide, le plus fort de mon activité a lieu durant la période estivale qui est aussi comme je l’ai dit le moment où le poisson est le moins actif et le plus farouche en raison de l’activité nautique.
La plupart de mes stagiaires me contactent plus pour apprendre une technique et découvrir les spécificités de la pêche du bord sur cette partie du littoral que pour absolument prendre du poisson et, souvent, relâchent leur prise.
Il ne faut cependant pas nier qu’une sortie sans poisson reste frustrante tant pour le stagiaire que pour le guide et lorsque la mer est vide, comme ce fut souvent le cas cet été, la pédagogie et les conseils techniques ne peuvent faire oublier le manque de sensations.
La pêche de nuit, lorsque les conditions s’y prêtent, peut être une bonne solution en période estivale (la côte est plus calme, le poisson moins méfiant) mais elle nécessite une maîtrise technique déjà correcte. Tout le monde n’étant pas, de surcroit, prêt à s’aventurer dans les rochers dans l’obscurité. Je songe cependant à proposer cette prestation à ceux qui pourraient être intéressés la saison à venir.
Les périodes de l’année les plus favorables pour espérer attraper un bar sont les mois de Mai et Juin et l’automne à partir d’environ mi-Septembre jusque parfois fin Décembre (selon la météo).
Je ne saurais trop recommander à ceux qui le peuvent de programmer leurs sorties à ces périodes. Les fenêtres favorables sont alors plus nombreuses et, le poisson étant actif en journée, il est plus aisé de tenir compte des marées pour programmer sa sortie.
Pour un novice ou un pêcheur peu habitué au milieu marin, Mai, Juin et Septembre me semblent les plus adaptés car la météo est souvent clémente ce qui rend la pêche plus aisée techniquement.
Diverses espèces de poissons sont généralement présentes et, concernant les bars, il est possible de les prendre en surface, ce qui reste la technique la plus riche en émotions.
Pour les amateurs de gros poissons et de pêches «musclées» la fin de saison sort nettement du lot mais il faut être prêt alors à affronter le mauvais temps (pas toujours), à pêcher des postes difficiles et maîtriser un minimum le maniement des leurres.
Ce qui nous amène au second sujet;

-2: Spécificités de la pêche aux leurres du bord
Si la pêche depuis le littoral est un loisir abordable à tous, économiquement et par le libre accès à l’estran, ce n’est pas pour autant une activité si facile à pratiquer.
Cela nécessite d’abord une bonne forme physique pour pouvoir se déplacer le long de la côte à la recherche du poisson sur des parcours parfois chaotiques. Le nombre de postes me permet de choisir mes secteurs en fonction des aptitudes physiques des stagiaires(Il vaux mieux éviter les falaises trop abruptes si l’on est sujet au vertige) mais les postes les plus intéressants sont cependant les moins fréquentés et donc souvent les plus difficiles d’accès.
L’aspect technique est également primordial. Le temps est fini où il suffisait de lancer et ramener un leurre pour prendre du poisson et, si certaines espèces (maquereaux, chinchards) se laissent encore avoir facilement avec les leurres adaptés, il en va tout autrement du bar.
L’effondrement des populations et l’accoutumance aux leurres due à la pression de pêche exponentielle depuis 10 ans ont fait que les poissons restants deviennent de plus en plus difficiles à localiser et à faire réagir.
Il y aura bien sûr toujours quelques exemples de la fameuse «chance du débutant» mais dans l’ensemble, ne nous leurrons pas, le résultat est rarement au rendez-vous dès la première tentative.
Je m’efforce, avec mes stagiaires novices, à leur donner les bases nécessaires pour pratiquer cette pêche de façon autonome mais ce n’est pas en une seule sortie que l’on peut en aborder tous les aspects techniques et, surtout, développer ses sensations et apprendre à «lire» le milieu. Les conseils d’un guide sont précieux mais rien ne remplace les heures de pratique au bord de l’eau et la connaissance d’un secteur. Un bon pêcheur est d’abord en adéquation parfaite avec l’environnement dans lequel il pratique ce qui lui permet de faire les bons choix techniques (find the good pattern) pour leurrer le poisson (du bord, ni sondeur ni GPS)
De plus en plus la maîtrise de différents types de leurres s’avère nécessaire pour déjouer la méfiance des bars et, sans céder aux phénomènes de mode et au marketing, il est bon de se tenir informé des évolutions en ce domaine. En ce qui me concerne, l’arrivée des leurres souples en montage «Texan» a vraiment ouvert de nouvelles possibilités mais cette technique demande un certain temps d’adaptation pour être maitrisée.
Avec des leurres plus classiques comme les poissons nageurs il ne faut pas hésiter à varier les animations pour trouver celle qui  sera efficace. Du bord, ils restent redoutables (j’en ai encore eu la preuve cette année) par leur capacité de prospection à condition de les manier correctement et d’éviter la routine.
La maîtrise technique n’est pas une fin en soi, elle est nécessaire pour répondre aux deux impératifs principaux de la pêche aux leurres du bord: DISCRÉTION ET ADAPTABILITÉ
Le guide met à votre service sa connaissance du terrain et son expérience pour vous aider à trouver les bons postes et utiliser les leurres adéquats pour tromper le poisson, ses conseils vous éviteront les tâtonnements et les mauvais choix mais c’est vous qui, au final, tenez la canne et animez le leurre selon votre ressenti, votre perception du milieu et surtout, votre conviction; pour bien pêcher il faut vouloir bien pêcher.


Publié par : jean-pascal | août 4, 2010

Le virtuose du cap d’Erquy

LE VIRTUOSE DU CAP D’ERQUY

Article paru dans le n° d’août 2010 de “Pêche en Mer”

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Le virtuose du cap d’Erquy

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